Friday, January 24, 2014

Firmin Viry


*
"They ordered us to whiten our skin
and learn French posthaste,to ease the burden of French employers …"
Ziskakan


In Maloya,the rhythms,the instruments, and the roles,are descended directly from the slavery times.
This “dance of the Blacks” always impressed the old time listeners with its unsettling blend of “melancholy,lasciviousness and the anguish of the lost homeland”.
Initially, maloya was performed within a ritual framework called servis malgas or servis kabaré.
In these ceremonies animals were sacrificed as offerings to the Malagasy or African ancestors
who were being thus honoured. The songs were used to initiate communication with the ancestors and to lead some of the participants in a state of possession.


Maloya had back then also an aspect of social regulation within the communities of sugar plantation workers. Historically performed in the family circle and the close neighbourhood,
some of the servis became with time increasingly public or semi-public.
The Maloya was sung,carried and transmitted by the majority of the poor uprooted Malagasy,
African, Indians and was also popular among the poor Whites .
Until the 1960s, maloya was also performed during festive evenings (maloya balls)
with dancing and the songs improvisations were well aimed social criticisms and commentary.
This form of emanation through the centuries of the darkness, was always forbidden, suppressed and oppressed by the French rulers of the island.
On December 25, 1975, on the waterfront of St. Pierre, at the initiative of the Southern Cultural Front, the first public concert of maloya was held.
Firmin Viry,the man who has worked relentlessly to preserve the maloya heritage,was there,with his band.

Maloya



Wednesday, January 22, 2014

Ramata Diakité



let's close this small wassulu -pop presentation with beloved ,ever missed
 and always remembered   Ramatu 

new

Thursday, January 16, 2014

Djénéba Diakité - Gnogondeme



A  Wassoulou songbird from the 90's, Djénéba Diakité is hailing from the region of Sikasso.Her village Kanibougoulaye is close to the borders with  Côte d'Ivoire. She spent her childhood between  Wassoulou and Bamako and after school she began studying theater in Koutiala.
After her courses she became interested in music despite the will of her parents, who over time  accepted her decision  by attributing it to fate. Thus Djénéba was driven on the road to music by her husband  Madou Bah Traore.Together they  formed their group "Farafina Lolo' with the highly talented Madou Bah  as the guitarist and arranger . Equipped with a beautiful voice Djénéba was soon on the national level.
Djénéba  was one of the Malian music stars who turned out in the early 90s with the release of her first cassette "dougou dassiri ",a big success in Mali and  soon with Farafina Lolo they performed  throughout Mali and the whole sub-region.

Djénéba Diakité became known in  Abidjan  appealing to the Malian expatriate community  there but also in Burkina Faso, Niger and Benin where was known as a reference wassoulou star from Mali.European tours followed closely ..
A second cassette named Liberia  confirmed her class,but the  album was widely pirated .Still Djénéba was not discouraged and she recorded a third album that was  also  pirated before its official release....

wassoulou life soundtrack

Gnogondeme


with
vocals-Djénéba Diakité
guitars-Madou Bah Traoré
bass:Dramane Traoré
kamélé n'goni-Benogo
djembé-Drissa Bagayogo
backing vocals-Sata Sidibé,Fanta Doumbia

thanks to ngoni for the video

Friday, January 10, 2014

Nabintou Diakité



...was ( back in 98 )

with (Oumou's band)

Kassim Sidibé kamalengoni
Adama Dramé & Sekou Bah guitars
Abdouleye Fofana flute 
Basidi Keita djembe
Djeneba Seck, Alima Toure and cousin Oumou Sangare on chorus 

Monday, December 30, 2013

Moussa Abdoulaye & Diadié Abdoulaye


(amazing) brothers Moussa Abdoulaye and Diadié Abdoulaye Cissé
 with Mah Damba and Jean-Philippe Rykiel


with the best wishes for the coming year 

Friday, December 27, 2013

Ziskakan-Bato Fou




Nous sommes à la fin des années 70 sur l'île de la Réunion. Le maloya, surgissant d'une période d'amnésie refait soudainement surface sous le kayamn affûté de Firmin Viry. Ce chant des esclaves, douloureux et combatif vient conforter un mouvement identitaire très fort qui se détache du paysage politique d'alors : les départementalistes au pouvoir tentent d'étouffer les élans de culture réunionnaise en laquelle ils ne distinguent que le signe d'une marginalité et d'un indépendantisme dérangeant.
Mais la rage pacifiste éclate dans l'intimité des fumées des kabars, fêtes secrètes où la « créolité » mène la danse. A la tête de ces actes de résistances musicaux : Ti Fock, Granmoun Lélé, Danyel Waro et Gilbert Pounia se serrent les coudes dans ces années difficiles. La poésie, les contes, les chansons et les danses se déversent en trombe dans des fonkèr revivifiants où le rythme du maloya n'en finit pas de se libérer de plusieurs siècles d'oubli.
En 1979, trois jeunes amis plein d'entrain, Gilbert Pounia, Bernard Payet et Alain Armand nourrissent avec enthousiasme l'idée de fonder une association culturelle pour « la valorisation et la propagation de la Culture réunionnaise ». Le projet est lancé, il manque juste un nom : Sirandane ? Beau-dommage ? Non, finalement, c'est roulant sur les routes sinueuses de l'île, assis dans leur voiture que Gilbert propose Ziskakan à ses compagnons.
Enfin baptisée par son leader, l'association militante connaît alors un essor inattendu en rendant aux réunionnais les saveurs de leur Culture par les sons de la poésie, les rythmes de la musique, du chant et de la danse, et par les rêveries créoles enseignées par les contes. Regroupant des intellectuels férus d'Histoire, de Littérature et de Culture, le collectif joue sur tous les fronts et séduit aussi une large partie de la population en lançant le magazine Sobat-koz, la radio libre Ziskakan et en créant le GREC (Groupe de recherches et d'études créoles).


merci dominick974 
Les années 1980 sont marquées par un foisonnement de formations musicales aux compositions et arrangements autant inventifs qu’éclectiques dont la plupart alimentent le nouveau genre du « maloya électrique » (Ziskakan, Ousanousava, Baster, Ravan…). Les textes deviennent de véritables monuments littéraires qui s’éloignent du format court du maloya « traditionnel ». Musicalement, les sources d’inspirations sont aussi bien internationales que françaises et locales. Sur le plan du message apparaissent des thèmes devenus essentiels depuis. Nous pourrions tous les rassembler sous celui de « l’identité », chose d’autant plus compréhensible qu’il s’agit d’inventer une culture et que, dès lors, tout un ensemble de sujets s’imbriquent.....
 En filigrane, on l’aperçoit pourtant au travers d’un constant travail de métaphorisation, élément central de l’esthétique réunionnaise, qui sollicite les thèmes du dénuement, du métissage, du marronnage ou encore, et peut-être surtout, celui de la liberté. Les bases d’une nouvelle musicalité sont jetées par des groupes jouant encore de nos jours un rôle de tout premier plan, y compris lorsqu’ils reprennent, comme lors du 20 décembre 2006, les répertoires de leurs débuts, devenus à leur tour depuis une « musique populaire traditionnelle ».
C’est le cas de Ziskakan (« jusqu’à quand ? »), groupe qui marqua durablement les esprits avec son premier album, Bato fou (1981). Proches du milieu militant et universitaire, ses paroliers lancent alors des phrases-choc telles « Maloya i casse les zoreilles gros blancs » (dans « 20 désanm »), « Tu vas connaître la souffrance quand notre pays sera accosté à la France » (dans « Bato fou »), « Non l’esclavage est pas bien mort (…) Madame Desbassayns est encore vivante » (dans « Sarda »). « Douloungué », composé par Gilbert Pounia, est possiblement l’œuvre la plus explicite de la discographie réunionnaise se référant à l’esclavage. Enregistrée en public, elle retrace en près de 7 minutes le calvaire d’un esclave – de son enlèvement à sa terre natale (« Douloungué zanfan l’Afrique ») à sa seconde capture par des chasseurs de marrons et aux sévices qui en découlent – pour s’achever par ce cri : « Pourri esprit dominateur, esprit colonisateur, esprit profiteur ! ».

Benjamin Lagarde-L’esclavage dans le maloya (1981-2006) 



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Bato Fou