Wednesday, October 17, 2012
Augustine Enebeli Olisa-No Body Knows Tomorrow
Augustine Enebeli Olisa proves to be an all time favorite.
and with such a bright Nigerian highlife I can only wish
that our tomorrow will be like this evergreen yesterday
nobody knows
if the above link does not work
try this
Tuesday, October 16, 2012
Ali el Khencheli-Chants des Aures
A Farewell to Rockrocky
last recordings of the legendary bard Ali El Khencheli.
hard and beautiful as the Aurès Mountains
Chants des Aures
Ali El Khencheli rend son dernier souffle à l’âge de 90 ans.
Le chanteur chaoui Ali El Khencheli, de son vrai nom Mahmoud Djallal, est décédé jeudi à l’âge de 90 ans. On ne peut évoquer la disparition de ce brillant aède des Aurès sans avoir aussi une pieuse pensée à l’endroit de cheikh Aïssa Djermouni El Harkati (1886-1946) son mentor, ainsi qu’à cheikh Bouregaâ (1903-1990) ou encore à la diva du bédouin Beggar Hadda (1920-1996), décédée, elle, dans la rue, mendiante et à moitié folle. Malgré une certaine marginalisation (qui est du reste toujours d’actualité), cette « bande des quatre » aura marqué d’une manière ineffable le XXe siècle en Algérie. Et dans ce tumulte de l’histoire, Ali El Khencheli reste, en dépit des circonstances, un nom gravé en lettres d’or pour la pérennité de cet art de tradition orale, un patrimoine musical millénaire.
Pour l’anecdote, durant de longues années, cheikh Bouregaâ (qui n’a eu de cesse de chanter et même de « tourner » jusqu’à 86 ans) racontait souvent cette « nuit de M’daourouche », une fête mémorable, un mariage légendaire célébré dans les années 1930 par Aïssa Djermouni, Ali El Khencheli et lui-même. Cette performance marquera, paraît-il, les trois « troubadours » leur vie durant. D’après les connaisseurs, la spécialité d’Ali El Khencheli était ce qu’on appelle le « Rockrocky », un genre très festif entre le profane et le sacré. On attribue souvent à Ali El Khencheli un sens inné de la fête, une voix puissante et un amour infini pour l’art. Alliant sa passion pour la musique à celle qu’il voue également à son métier « artistique » de coiffeur (qu’il exerce de 1935 à 1965), Ali El Khencheli tâte durant sa longue existence toutes sortes d’expériences. Il ne cesse aussi de chanter. Bien que très âgé, sa voix est restée presque intacte. On l’a même vu s’initier un jour au malouf à côté de cheikh Mohamed-Tahar Fergani, et ce, dans un istikhbar qui ferait pâlir nombre d’interprètes de cette musique citadine qu’on dit pourtant très codifiée. C’est dire l’étendue de la gamme d’Ali El Khencheli, qui fera ses débuts dès les années 1930 aux côtés de l’inénarrable Aïssa Djarmouni, la véritable figure de proue de ce qu’il convient de considérer comme un véritable mouvement culturel. D’ailleurs, nombre de chercheurs ou musiciens célèbres (à l’instar de leur illustre prédécesseur, le compositeur hongrois Bela Bartok) s’intéressent aujourd’hui encore à cette musique qui dégage, dit-on, un souffle de liberté qu’on ne retrouve désormais que dans le seul et unique jazz. Dieu merci, un certain nombre d’uvres auront été gravées pour l’éternité.
Le dernier enregistrement concernant Ali El Khencheli remonte à 1999, une excellente production de l’Institut du monde arabe. Quant à son tout premier enregistrement, il date de 1949. Il s’agit en fait de son fameux tube, le sulfureux Kharjat men el hammam tsouj. Il y en aura d’autres : Ma lebestek men lahrir, Lali abar wa yessir, Kijina men Aïn Mlila, Ayache a Memmi, Ajbouni ramgat ghzali, Hezzi Ayounek Et puis, il y a aussi l’hommage au « souffle » indissociable de cette musique qui tire sa substance du vent : H’wa wa dhrar (le vent des montagnes) ou Bahri jebba (le vent du Nord). Parmi les fidèles musiciens qui ont accompagné Ali El Khencheli durant toutes ces longues années figure incontestablement « El gassab » Larbi Rezaïguia, un flûtiste de talent qui l’accompagna de 1947 à 1967. Il y a aussi d’autres excellents interprètes comme Slimane ou encore Sahraoui. En rendant son dernier souffle, le patriarche Ali El Khencheli laisse 11 enfants et plus d’une centaine de petits-enfants. Espérons que la relève sera là !
Le chanteur chaoui Ali El Khencheli, de son vrai nom Mahmoud Djallal, est décédé jeudi à l’âge de 90 ans. On ne peut évoquer la disparition de ce brillant aède des Aurès sans avoir aussi une pieuse pensée à l’endroit de cheikh Aïssa Djermouni El Harkati (1886-1946) son mentor, ainsi qu’à cheikh Bouregaâ (1903-1990) ou encore à la diva du bédouin Beggar Hadda (1920-1996), décédée, elle, dans la rue, mendiante et à moitié folle. Malgré une certaine marginalisation (qui est du reste toujours d’actualité), cette « bande des quatre » aura marqué d’une manière ineffable le XXe siècle en Algérie. Et dans ce tumulte de l’histoire, Ali El Khencheli reste, en dépit des circonstances, un nom gravé en lettres d’or pour la pérennité de cet art de tradition orale, un patrimoine musical millénaire.
Pour l’anecdote, durant de longues années, cheikh Bouregaâ (qui n’a eu de cesse de chanter et même de « tourner » jusqu’à 86 ans) racontait souvent cette « nuit de M’daourouche », une fête mémorable, un mariage légendaire célébré dans les années 1930 par Aïssa Djermouni, Ali El Khencheli et lui-même. Cette performance marquera, paraît-il, les trois « troubadours » leur vie durant. D’après les connaisseurs, la spécialité d’Ali El Khencheli était ce qu’on appelle le « Rockrocky », un genre très festif entre le profane et le sacré. On attribue souvent à Ali El Khencheli un sens inné de la fête, une voix puissante et un amour infini pour l’art. Alliant sa passion pour la musique à celle qu’il voue également à son métier « artistique » de coiffeur (qu’il exerce de 1935 à 1965), Ali El Khencheli tâte durant sa longue existence toutes sortes d’expériences. Il ne cesse aussi de chanter. Bien que très âgé, sa voix est restée presque intacte. On l’a même vu s’initier un jour au malouf à côté de cheikh Mohamed-Tahar Fergani, et ce, dans un istikhbar qui ferait pâlir nombre d’interprètes de cette musique citadine qu’on dit pourtant très codifiée. C’est dire l’étendue de la gamme d’Ali El Khencheli, qui fera ses débuts dès les années 1930 aux côtés de l’inénarrable Aïssa Djarmouni, la véritable figure de proue de ce qu’il convient de considérer comme un véritable mouvement culturel. D’ailleurs, nombre de chercheurs ou musiciens célèbres (à l’instar de leur illustre prédécesseur, le compositeur hongrois Bela Bartok) s’intéressent aujourd’hui encore à cette musique qui dégage, dit-on, un souffle de liberté qu’on ne retrouve désormais que dans le seul et unique jazz. Dieu merci, un certain nombre d’uvres auront été gravées pour l’éternité.
Le dernier enregistrement concernant Ali El Khencheli remonte à 1999, une excellente production de l’Institut du monde arabe. Quant à son tout premier enregistrement, il date de 1949. Il s’agit en fait de son fameux tube, le sulfureux Kharjat men el hammam tsouj. Il y en aura d’autres : Ma lebestek men lahrir, Lali abar wa yessir, Kijina men Aïn Mlila, Ayache a Memmi, Ajbouni ramgat ghzali, Hezzi Ayounek Et puis, il y a aussi l’hommage au « souffle » indissociable de cette musique qui tire sa substance du vent : H’wa wa dhrar (le vent des montagnes) ou Bahri jebba (le vent du Nord). Parmi les fidèles musiciens qui ont accompagné Ali El Khencheli durant toutes ces longues années figure incontestablement « El gassab » Larbi Rezaïguia, un flûtiste de talent qui l’accompagna de 1947 à 1967. Il y a aussi d’autres excellents interprètes comme Slimane ou encore Sahraoui. En rendant son dernier souffle, le patriarche Ali El Khencheli laisse 11 enfants et plus d’une centaine de petits-enfants. Espérons que la relève sera là !
last recordings of the legendary bard Ali El Khencheli.
hard and beautiful as the Aurès Mountains
Chants des Aures
Sunday, October 14, 2012
Friday, October 12, 2012
Badenya- Manden Jaliya in New York City
Badenya is all about the new meaning of traditional West African music in the context of modern New York City. Badenya is a Malinke word referring to the bond between mother and child, but it also encompasses a more general sense of community and tradition. In this way it conveys many meanings. During the '70s a West African community began to coalesce in New York City, drawing its members from Mali, Senegal, Guinea, and other countries. These people kept their jaliya traditions, but in the New World context they also assimilated other approaches to sound. What resulted is a brilliant fusion, documented here on a recording by master players still deeply immersed in their heritage.
What stands out most dramatically on this recording is the near-total lack of drums. Instead, the group relies on the kora and bala to weave together a net-like foundation. With this approach, rhythm becomes inextricably bound to harmony. While the harmonies might not be particularly sophisticated from a jazz perspective, they convey a crystalline beauty in their straightforward simplicity. And rather than following the extended forms common to traditional West African music, the group mostly simplifies matters to the 4/4 time signature found in most Western music. Rather than featuring instrumental solos, the music focuses on group cohesion and the sort of interplay that seasoned masters evoke through subtlety and an experienced ear.
What stands out most dramatically on this recording is the near-total lack of drums. Instead, the group relies on the kora and bala to weave together a net-like foundation. With this approach, rhythm becomes inextricably bound to harmony. While the harmonies might not be particularly sophisticated from a jazz perspective, they convey a crystalline beauty in their straightforward simplicity. And rather than following the extended forms common to traditional West African music, the group mostly simplifies matters to the 4/4 time signature found in most Western music. Rather than featuring instrumental solos, the music focuses on group cohesion and the sort of interplay that seasoned masters evoke through subtlety and an experienced ear.
In every case, the vocals shine-they are, in fact, the point of the music. While the language will without exception be unintelligible to English speakers, the phrasing, lyricism, and spirit speak volumes. Kindly enough, the folks at Smithsonian Folkways have supplied both African and English lyrics. On "Nanfulen," for example, the point is crystal clear: "Your ancestors have sacrificed for you / so that good things will come to you."In the end, Badenya is true to its name. It's a musical statement which blends new and old traditions, aimimg for a spirit of celebration and enlightenment-and it never overstates itself. Like any deep spiritual music, it's best appreciated when you surrender your preconceptions in order to listen at a deeper level. If you can do that, this is as deep as it gets.
Nils Jacobson wrote
a passionate
new
new
Wednesday, October 10, 2012
Sory Kandia Kouyaté
1936-1980
Il nait à Manta, dans le petit village de Bodiel, à Dalaba, à 400km de Conakry.
Il perd sa mère à deux ans et en demeurera profondement marqué.
Il composera une sublime chanson intitulée "Nna", ma mère en malinké, en son honneur.
Descendant de l'ancetre des griots "Balla Fassèkè Kouyaté", grand griot et conseillé attitré de Soundiata Keita, il est très tot initié à l'art de la famille par son père Djely Mady Kouyaté qui lui apprend à jouer du koni. Plus tard, il excelle à la cour royale de Mamou, puis se retrouve à Conakry en 1949 ou il se fait connaitre ...
Lors d'un concert à Conakry, son micro lache, alors il le pose et entamme son chant ... il envelloppe l'auditoire et emerveille !
Ensuite tout s'enchaine : kankan, siguiri, Dakar, paris (1956 ou il entre en studio chez Vogue ...), UK, l'Allemagne, Belgique, URSS, Chine, US, Autriche, Afrique de l'ouest, Tanzanie, Sicile, Algérie, Tunisie ... bref il fera le tour du monde dans sa carrière !
Directeur du ballet national Djoliba dès 1964, il gagnera un nombre incalculable de prix et disques d'or !
Il meurt jeune à tout juste 44 ans, après une riche carrière et des succès mondiaux ...
Il ne chantait que l'amour, la solidarité, le travail, bref toutes ces richesses de coeur qui font d'un groupe d'homme une nation.
Il demeure l'artiste par référence de la musique post coloniale d'Afrique de l'ouest, un patrimoine mondial !
Descendant de l'ancetre des griots "Balla Fassèkè Kouyaté", grand griot et conseillé attitré de Soundiata Keita, il est très tot initié à l'art de la famille par son père Djely Mady Kouyaté qui lui apprend à jouer du koni. Plus tard, il excelle à la cour royale de Mamou, puis se retrouve à Conakry en 1949 ou il se fait connaitre ...
Lors d'un concert à Conakry, son micro lache, alors il le pose et entamme son chant ... il envelloppe l'auditoire et emerveille !
Ensuite tout s'enchaine : kankan, siguiri, Dakar, paris (1956 ou il entre en studio chez Vogue ...), UK, l'Allemagne, Belgique, URSS, Chine, US, Autriche, Afrique de l'ouest, Tanzanie, Sicile, Algérie, Tunisie ... bref il fera le tour du monde dans sa carrière !
Directeur du ballet national Djoliba dès 1964, il gagnera un nombre incalculable de prix et disques d'or !
Il meurt jeune à tout juste 44 ans, après une riche carrière et des succès mondiaux ...
Il ne chantait que l'amour, la solidarité, le travail, bref toutes ces richesses de coeur qui font d'un groupe d'homme une nation.
Il demeure l'artiste par référence de la musique post coloniale d'Afrique de l'ouest, un patrimoine mondial !
Monday, October 8, 2012
'Gege' Monja Mahafay
A healer marovany player
'Gege' Monja Mahafay was born in 1970 in Ambovobe ,Androy. His mother has passed on her gifts as a musician and healer,
she has always brought him with her to the sessions for 'tromba (divinations, patient treatments, exorcisms).
the songs are about sacred spirits that fully participate in every event in the social life of Madagascar.
Gege Monja started traveling outside Androy to the rest of the country and plays his marovany since 1998.
he is currently one of the most in demand, marovary players in Antananarivo.
Some of the most spectacular music of the island/continent of Madagascar come
from the Antantroy people and marovany player Monja,surely a name to remember, is no exception .
when I first heard Monja's marovany-the instrument that speaks to the spirits-I wondered naively maybe,why he is not world famous, like other African virtuosos ,the comparison with Toumany Diabate was inevitable,but then I thought that Monja must feel complete and glad
practicing his healing sessions and any fame,apart from been temporary, doesn't guarantee happiness,experience says rather the contrary in most cases.
but even so he is still able to transmit with digital means some of his healing power and beauty to us.
one of my musical heroes and a...
marovany!
check also the other side of Monja with the Manintsindava Band equally adventurous and very uplifting :
Saturday, October 6, 2012
Faidati Mognehazi & Debaa shama
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qasidah written by the Sufi sage
Abdullah bin ‘Alwi Al-Haddad (1634 - 1720)
interpreted by Faidati Mognehazi with Debaa shama
in Hamjago/Mtsamboro/Mahoré (Mayotte)
nostalgie
nostalgie d'un amour
amour
*
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qasidah written by the Sufi sage
Abdullah bin ‘Alwi Al-Haddad (1634 - 1720)
interpreted by Faidati Mognehazi with Debaa shama
in Hamjago/Mtsamboro/Mahoré (Mayotte)
nostalgie
nostalgie d'un amour
amour
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